Être ou ne pas être dans MPCC

Vice-Président de MPCC, Iwan Spekenbrink s’exprime sur le nombre croissant de membres du mouvement et considère que la non-adhésion des six équipes World Tour manquantes encore à l’appel ne doit rien changer au combat mené pour la crédibilité de notre sport.



Un peu d’Histoire. Réunies à Londres le 5 juillet 2007 puis à Pau le 24 juillet 2007, les équipes AG2R La Mondiale, Agritubel, Bouygues Telecom, Cofidis, Crédit Agricole, Française des Jeux et Gerolsteiner ont décidé de s’associer pour créer le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) à la suite de la non-application du code éthique établi le 1er janvier 2005 et accepté à l’unanimité par l’AIGCP. Les mesures proposées dès sa création par MPCC comprenaient déjà la mise en arrêt de travail d’un coureur sujet à une infiltration intra-articulaire de corticoïdes. Dans les semaines qui ont suivi, des équipes comme Skil-Shimano, Rabobank, Slipstream et T-Mobile ont rejoint à leur tour le mouvement. T-Mobile, touchée par deux contrôles positifs en moins de douze mois, avait été la première équipe à respecter le principe de l’auto-suspension sur la base du volontariat. Ces règles de base que les membres de MPCC s’engagent à respecter font partie des principes fondateurs du mouvement.



En octobre 2009, Iwan Spekenbrink devient Vice-Président de MPCC. Son équipe Skil-Shimano, membre de MPCC depuis deux ans, a disputé en juillet son premier Tour de France. Toujours à ce poste cinq ans plus tard, le dirigeant néerlandais a été un acteur majeur du développement de MPCC, qui a vu son nombre d’adhérents augmenter en réaction aux révélations de l’enquête Armstrong. Aujourd’hui MPCC représente 84% du peloton professionnel. Les 31 équipes de division World Tour et Continental Pro membres de MPCC représentent 15 nationalités. Seules 6 équipes professionnelles ne sont pas membres et pour Iwan Spekenbrink, il ne faut pas les juger : « Le plus important est qu’un jour (...) nous soyons là où nous avons voulu aller. Le plus important est que MPCC y contribue. C’est plus important que de savoir s’il y aura eu cinq équipes de plus ou de moins. (...) Le développement de MPCC montre que celui du cyclisme est en train de se faire. »