Rollin : "Il y a eu une prise de conscience internationale"

Coureur évoluant en France dans l’équipe Cofidis mais de culture nord-américaine, le Canadien Dominique Rollin livre son regard très singulier sur la lutte antidopage.

 

Dominique Rollin est un coureur atypique : revenu dans les rangs professionnels cette saison avec Cofidis, équipe membre de MPCC, après une année sans compétition, le Canadien débute une seconde carrière. Sa première avait débuté sur le tard, en 2009 avec Cervélo à déjà 26 ans, après deux saisons au niveau continental aux Etats-Unis. Mais dans sa jeunesse, il avait évolué en France à l’échelon amateur avec le VC Roubaix, devenu par la suite l’équipe Roubaix-Lille Métropole.

 

Dans un entretien accordé à MPCC, Dominique Rollin estime que la lutte antidopage ne doit pas être la priorité pour promouvoir le cyclisme : il considère que ce sujet doit être réglé en interne et ce sport doit mettre en avant tout ce qu’il fait également pour le rendre plus attractif et plus compréhensible. Il se dit peu concerné par des problématiques comme celle des corticoïdes car il « n’a pas la culture du cacheton » et part du principe qu’il n’a tout simplement jamais besoin du moindre médicament, préférant laisser à son corps le soin de pallier un pépin de santé et considérant la douleur comme quelque chose de normal. Il déclare ainsi avoir été très étonné par la culture européenne à son arrivée sur le continent.