Le cyclisme toujours moteur dans la lutte antidopage

L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a dévoilé son rapport annuel recensant les contrôles antidopage réalisés par les diverses fédérations sportives internationales en 2014. Le cyclisme reste le troisième sport au nombre de tests réalisés mais est premier sur le dépistage de l’EPO et de la testostérone.



Le cyclisme toujours dans le trio de tête d’un peloton en progression



Au nombre de contrôles antidopage réalisés chaque année, trois sports s’illustrent comme ceux qui mettent le plus de moyens dans la lutte : le football, l’athlétisme et le cyclisme. Ce trio est le même depuis de nombreuses années et la présence en son sein du cyclisme est remarquable si l’on compare le nombre d’athlètes dans chacun de ces sports. Dans le monde, il existe selon un recensement de la FIFA réalisé en 2006 113 000 footballeurs professionnels, contre 1 200 en cyclisme toutes disciplines confondues. Contactée par MPCC, la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) n’a pu fournir de chiffre faisant d’office d’élément de comparaison.



En 2013, le cyclisme avait affiché la plus forte progression en nombre de contrôles réalisés, pour atteindre son apogée avec 22 252 tests menés. Ce chiffre va encore plus haut en 2014 pour atteindre 22 471, mais c’est le football qui affiche la plus forte hausse avec 3 240 contrôles supplémentaires par rapport à 2013.



Alors qu’en 2013, le cyclisme avait été le seul sport du top 5 à avoir augmenté son nombre de contrôles (le football, l’athlétisme, la natation et l’haltérophilie étaient en baisse), tous ces sports sont en progression en 2014 ainsi que le rugby, sixième de la liste. Le volume de contrôles réalisés déclinait en 2013 pour 24 sports, ils ne sont plus que 11 en 2014.



Le cyclisme toujours en tête sur le dépistage de l’EPO et désormais aussi pour la testostérone



En 2013, le cyclisme avait été le seul sport à se situer au dessus de la barre des 1 000 contrôles sanguins menés sur l’année et pointait en tête dans cette catégorie. Ce chiffre a augmenté en 2014, passant de 1 224 à 1 301, mais un net effort a été constaté dans les autres sports majeurs. Le football a mené 827 tests sanguins de plus qu’en 2013, l’athlétisme 500, pour désormais occuper les deux premières places au cumul.



Le cyclisme demeure cependant le sport qui privilégie le plus le qualitatif en affirmant encore sa présence sur tous les terrains. Comme en 2013, il est toujours en tête sur le dépistage de l’EPO, mais a également dépassé l’athlétisme pour devenir en 2014 le sport qui mène le plus de contrôles de la testostérone.



Une nette accentuation du nombre de contrôles de l’hormone de croissance a été constatée tous sports confondus, le cyclisme arrivant deuxième dans le dépistage de cette substance derrière l’athlétisme.

 

L’athlétisme était en 2013 le sport qui menait le plus de contrôles des transfusions sanguines homologues et est en 2014 relégué au quatrième rang. Dans ce domaine, le tennis a fait un bon spectaculaire pour passer de la huitième à la première place. Le cyclisme confirme sa volonté de ne laisser aucun combat au hasard : sur ce plan, il reste à la deuxième position et est ainsi le seul sport à figurer dans le top 2 pour chacun des quatre substances les plus contrôlées dans le sport de haut-niveau : EPO, testostérone, hormone de croissance, transfusion sanguine homologue.



La lutte antidopage menée par le cyclisme se veut quantitative et qualitative, sans oublier son rôle précurseur dans la mise en place de la géolocalisation (adoptée dès sa création en 2005) et du passeport biologique (adapté également dès sa création en 2008).