Communiqué de presse du 18 décembre 2017

Le résultat d’analyse anormal dont a fait l’objet Chris Froome a provoqué un fort retentissement médiatique. S’agissant d’une « Substance Spécifiée », telle que le Salbutamol, la suspension provisoire n’est pas obligatoire et reste à l’appréciation du coureur. Elle incite cependant le MPCC à réagir.

Le cyclisme est une nouvelle fois tourmenté par une suspicion d’infraction aux règles anti-dopage internationales et c’est évidemment dommageable malgré tous les efforts qui sont faits en la matière.

 

MPCC voudrait rappeler quelques règles que s‘imposent les 43 équipes membres (65% du peloton professionnel, World Tour et Pro-continentale) sur la base du volontariat, soit 43 managers, 43 médecins responsables de ces équipes et 749 coureurs :

 

Article 3 : Prendre la responsabilité de retirer immédiatement d’une épreuve un coureur recevant la première communication de son contrôle positif. Les équipes membres informeront le Président du MPCC dès la connaissance d’un contrôle positif de l’échantillon A.

 

Ces dispositions que s’imposent les équipes membres du MPCC ont été prises dans un but évident de transparence dans l’intérêt de tous et du cyclisme.

 

C’est la raison pour laquelle MPCC et son Conseil d’Administration, demandent à l’équipe SKY, sans préjuger de la décision finale, de suspendre volontairement son coureur jusqu’à la fin de la procédure. Cela permettra au coureur et à son équipe de procéder à leur défense en toute quiétude et éviter les crispations chez de nombreux dirigeants et coureurs.

 

Article 9 MEDICAL : Les AUT seront obligatoirement validées par le médecin responsable de l’équipe. Tout coureur qui, du fait de son état de santé, nécessiterait un traitement de cortisone par voie générale : orale, rectale, intramusculaire ou intraveineuse se verra obligatoirement prescrire un arrêt de travail et de compétition de 8 jours minimum. La reprise de compétition se fera sous réserve d’une vérification de cortisolémie normale. Les infiltrations de corticoïdes, qui ne requièrent pas d'AUT, seront obligatoirement validées par le médecin responsable de l'équipe, qui prescrira obligatoirement 8 jours minimum d'arrêt de travail et de compétition et un contrôle de cortisolémie. En cas de cortisolémie anormalement basse, la reprise de la compétition se fera après 8 jours de repos minimum supplémentaire et retour à la normale de la cortisolémie.

 

MPCC demande aussi à l’UCI d’ouvrir une enquête suite aux révélations de Shane Sutton, ancien entraîneur de la Sky et de l'équipe britannique, qui a reconnu que certains médicaments nécessitant une autorisation à usage thérapeutique (AUT) auraient pu être utilisés pour améliorer les performances.

 


Devant la tolérance zéro prônée par tous et l’exigence de transparence, MPCC demande une nouvelle fois, sur la base du volontariat, à l’équipe SKY, à toutes les équipes et leurs sponsors, aux organisateurs, aux fédérations nationales, aux agents de coureurs, etc, d’adhérer au MPCC et à sa philosophie, qui aux côtés de l’UCI, permet d’avoir une réelle valorisation de la lutte anti-dopage.